Tisseuse

Tisseuse
Tisseuse de ghellal, peinture de Tahar Abdelkrim

# Posté le mercredi 06 juillet 2005 14:43

tisseuse

tisseuse
Femme tissant le ghellal ( couverture en laine ).
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# Posté le mercredi 06 juillet 2005 14:38

printemps berbere en Kabylie, ALgerie.

printemps berbere en Kabylie, ALgerie.
Le Printemps berbère désigne l'ensemble des manifestations réclamant l'officialisation de la langue tamazight et la reconnaissance de l'identité berbère en Algérie à partir de mars 1980 en Kabylie et à Alger. Il s'agit du premier mouvement populaire d'opposition aux autorités depuis l'indépendance du pays en 1962.

Les événements

Le 10 mars 1980, les responsables du Centre universitaire de Tizi Ouzou annulent une conférence de l'écrivain Mouloud Mammeri sur la poésie berbère. Dès le lendemain plusieurs manifestations réclament la liberté d'expression et la reconnaissance de la culture et de la langue berbère à l'époque interdites. D'abord universitaire, le mouvement gagne à partir du 16 avril, les autres villes de Kabylie et les différentes couches de la population. Le mouvement a aussi touché la Petite Kabylie et Alger.

La reprise en main par les autorités est violente : le 23 avril, l'université de Tizi Ouzou est prise d'assaut par les forces de l'ordre au cours de l'opération Mizrana.

Les conséquences


Politiquement, le Printemps berbère est le premier mouvement populaire spontané. Il ouvre la voie à une remise en cause du régime algérien. Ces émeutes préfigurent celle de Constantine en 1986 et d'Alger en 1988.
Sur le plan social, le mouvement traduit l'émergence d'une génération d'intellectuels engagés dans le combat démocratique (Tahar Djaout, Ferhat...).
Sur le plan culturel, le Printemps berbère brise le tabou linguistique et culturel : il est la traduction d'une remise en cause de l'arabisation intensive de l'administration au détriment du berbère.
Cette prise de conscience identitaire a également touché le Maroc où ces événements sont commémorés chaque année chez les étudiants berbérophones.

# Posté le mercredi 29 juin 2005 05:28

Modifié le mercredi 29 juin 2005 05:42

Les Canariens berberes

Les Canariens berberes
Origines des Canariens?

Actuellement, il a été suffisamment démontré, par les différents auteurs de toutes les disciplines (Anthropologie, Archéologie, Linguistique, etc..) et par des divers documents d anciens chroniqueurs, l'origine amazigh des Canariens.
Les études accomplis montrent la provenance continentale du Sahara Central, zone touareg, et d'autres différentes zones tels le Sous, l Anti-Atlas, le Maroc Central, le sud-est du Maroc, l'Aurès et la Kabylie algériens, le sud de Tunisie ou les oasis libyennes, par rapport avec les anciennes populations berbères qu'y habitaient.

Un intervalle chronologique approximatif du peuplement peut on le situer entre l an 1000 avant JC et 700 après JC, avec toutes les réserves, mais on peut affirmer le peuplement d'une grande partie de la population arrivée du Continent entre le V siècle avant JC et le III eme siècle après JC.



Quel est le degré de prise de conscience par rapport à l amazighité ?


Heureusement, le degré de prise de conscience du peuple canarien par rapport à l amazighité croît de jour en jour. C est justement la jeunesse canarienne universitaire d origine qui dirige dans ce secteur la résistance politique et culturelle (azbu adelsan) dans la société actuelle des Iles.
Ces jeunes engagés sont représentés dans l Organisation sociopolitique AZARUG et dans le SEC (Syndicat Étudiants Canariens), majoritaire à l Université, et ils sont très fiers des leurs racines guanches et imazighen

# Posté le mercredi 29 juin 2005 04:59

anzar

anzar
La fiancée d'Anzar


Il etait jadis un personnage du nom d 'Anzar.C'etait le maitre de la pluie.
Il desirait épouser une jeune fille d'une merveilleuse beauté:
comme la lune dans le ciel,elle brillait sur terre.
Son visage était resplendissant,son vetement d'une soie chatoyante.
Elle avait l'habitude de se baigner dans une rivière au reflets d'argent.
Quand le Maitre de la pluie descendait sur terre et s'approchait d'elle,elle prenait peur,et lui se retirait.Un jour,il finit
par lui dire:

Tel l'éclair,j'ai fendu l'imensité du ciel,
O toi,Etoile plus brillante que les autres,
donne moi donc le trésor qui est tien
sinon je te priverai de cette eau.

La jeune fille lui répondit:

Je t'en supplie,Maitre des eaux,
au front couronné de corail,(je le sait)nous sommes faits l'un pour l'autre
mais je redoute le "qu'en dira-t-on"

A ces mots,le Maitre de l'eau tourna brusquement la bague qu'il portait
au doigt:la rivière soudain tarit et il disparut.
La jeune fille poussa un cri et fondit en larmes.Alors elle se depouilla
de sa robe de soie et resta toute nue.Et elle cria vers le ciel:

O Anzar,O Anzar
O toi,floraison des prairies,
Laisse à nouveau couler la rivière,
et viens prendre ta revanche!

A l'instant meme,elle vit le Maitre de leau sous l'aspect d'un éclair immense.
Il serra contre lui la jeune fille:la rivière se remit à couler et toute la terre se couvrit de verdure.Voila
l'origine de
cette coutume:en cas de sécheresse on célèbre sans tarder Anzar,et la fille choisie pour la circonstance
doit s'offrir nue.




Le rite se présente comme une mise en scène de la légende d'Anzar. Une jeune fille joue le rôle de "tislit bb-wanzar" : toilette et parure dues à une mariée, cortége nuptiale. Elle tient en main "aghenja" une louche et la procession chante des invocations a Anzar, le roi de la pluie, tout en quétant de porte à porte. On recoit ainsi semoule, viande, graisse, oignons etc
Arrivé dans un sanctuaire, le cortège s arrête et les femmes préparent un repas cérémonial avec ce qui a été rassemblé. Tous les accompagnateurs y prennent part.
Puis la "qibla", la voyante guérisseuse du village, dénude la fiancée, l enveloppe dans un filet à fourrage, puis lui fait faire sept fois le tour du sanctuaire tenant la louche en main de façon à avoir la tête de la louche en avant comme si elle demandait de l eau, tout en répétant : "ay at aman awit-d aman, nefka tarwiht i i t yevghan" gens de l eau, donnez de l'eau, nous donnons la vie a qui la veut.
Entres autres chants, la fiancée répéte une incantation qui commence par le vers suivant : "nekk d tmurt ttakniwin" "Moi et la terre sommes co-épouses".


Voir la representation dans le film la montagne de Baya

# Posté le mercredi 29 juin 2005 04:49

Modifié le samedi 09 juillet 2005 06:58